2012 : quel changement pour les 50 000 précaires de l’ESR ?


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Aucun changement n’est prévu visiblement... La précarisation galopante de l’enseignement supérieur et de la recherche depuis de nombreuses années, amplifiée au cours du dernier quinquennat (CDD, vacations, travail au noir, libéralités, statut d'auto-entrepreneur...), est la grande oubliée des Assises de l’ESR. Alors que les précaires se mobilisent depuis longtemps (encore récemment à Montpellier, Nice, Toulouse, Strasbourg, Poitiers, Nantes...), ils et elles n'apparaissent qu'à la marge du premier texte de synthèse diffusé par le Ministère :

Le gouvernement est-il aveugle et inconséquent ? Un chapitre entier sur la précarisation aurait dû être prévu dans les thématiques prédéterminées par le Ministère, tant elle est au coeur de l'empilement des réformes récentes et gangrène l'ensemble de l'ESR. La précarisation est de plus en plus massivement partagée, elle est sur le point de devenir une norme qui met en cause l'égalité de traitement entre les individus et mine la liberté d'initiative propre au travail de recherche. Avec les statuts et les carrières, en France comme ailleurs (voir les mobilisations en Suisse, en Espagne…), ce sont les conditions de travail au quotidien qui se dégradent individuellement et collectivement, au détriment des missions de l’enseignement et de la recherche.

Le gouvernement est-il sourd et amnésique ? Cela fait des années que les précaires se battent pour faire entendre leurs voix, et la précarisation est depuis près de dix ans au coeur de luttes collectives :

Que reste-t-il aujourd’hui de nos revendications et de nos propositions dans les orientations prises par le gouvernement ? Que fait la Gauche, au pouvoir, des mouvements sociaux qui ont nourri la réflexion collective sur l'enseignement supérieur et la recherche ? Comment imagine-t-elle lutter contre les inégalités sociales et territoriales entre les étudiant·e·s en participant à la dégradation des universités et des laboratoires ? Les précaires doivent-ils payer le prix de « la crise » alors que l'ESR survit tant bien que mal depuis plusieurs années sur leur dos ?

Oublieuses des questions les plus urgentes, les Assises sont organisées à la hâte, sans réelle consultation des principaux acteurs et actrices de l'ESR et dans une telle opacité que les noms des personnes participant aux « comités de pilotage territoriaux » ne sont même pas rendus publics : sur le fond comme sur la méthode, elles sont un rendez-vous démocratique manqué.

Refusons de rester assis·es, levons-nous pour faire entendre nos voix !

Pour une intégration immédiate des précaires bien au-delà des critères limitatifs de la loi Sauvadet.

Pour la création de 5 000 postes dès 2013, et l'établissement d'un plan pluri-annuel de création d'emploi (toutes catégories professionnelles).

Faire nombre offrira une alternative aux organisations, collectifs, organismes, individus... engagé·e·s malgré eux, malgré elles, dans les Assises : réapproprions-nous notre avenir !

AG des personnels du site CNRS Pouchet, Paris 17ème, octobre 2012
contact: appeldes50000@gmail.com
facebook: http://www.facebook.com/appel.cinquantemille
twitter: @appeldes50000
http://precaritepouchet.hautetfort.com/

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